Dans l’atelier de Zeina Abirached

Mis en ligne le 17 Mars 2016

Zeina Abirached, auteure illustratrice, à la rencontre de ses lecteurs du 2 mars au 30 avril 2016

Escapades littéraires 2016

Le Liban est mis à l’honneur par la 6ème édition des Escapes Littéraires.

Du 22 au 24 avril 2016, cette manifestation consacrée à la littérature étrangère sera au centre de toutes les attentions à la Médiathèque d’agglomération.

Pour l’occasion, l’illustratrice libanaise Zeina Abirached viendra à la rencontre de ses lecteurs, à travers notamment divers ateliers.

Une exposition «Dans l’atelier de Zeina Abirached» est déjà présentée au rez-de-chaussé de la Médiathèque d’agglomération. Jusqu’au 30 avril 2016, vous pouvez y découvrir planches et illustrations tirées de ses différents albums.

L’illustratrice, déjà présente début mars pour le lancement de son exposition, est partie à la rencontre des publics scolaires dans le réseau de lecture publique de la dracénie.
Six classes, du CP à la seconde, ont eu la chance d’échanger avec elle sur ses différents travaux.
Les traveaux issus de ses ateliers seront exposés à la Chapelle de l’Observance durant les Escapades.

Zeina a également, le 3 mars dernier, initié 15 jeunes lecteurs de 5 à 12 ans à la pratique du noir et blanc au cours d’un atelier graphique à la Médiathèque d’agglomération.
Le résultat est à découvrir sur une large fresque à l’encre de chine exposée à La fabrique.



Née à Beyrouth en 1981, Zeina Abirached a suivi des études de graphisme à l’Académie libanaise des Beaux-Arts (ALBA), puis à l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris.

Elle est l’auteure de plusieurs bandes dessinées aux toutes jeunes éditions Cambourakis, dont le très remarqué Partir, mourir, revenir, le jeu des hirondelles qui a obtenu de nombreux prix, notamment
le Prix littéraire des lycéens et apprentis PACA.
Cet album décrit la vie intime et routinière des habitants d’un immeuble de Beyrouth, regroupés dans un salon à l’occasion d’une nuit de bombardements.
Malgré les circonstances de ce rassemblement et le contexte de la guerre au Liban, ce sont les souvenirs d’une fillette pleine d’humour, de tendresse et de malice.
Dans Je me souviens : Beyrouth, toujours chez Cambourakis, elle revient sur ces souvenirs à la manière de Georges Perec, auquel elle rend explicitement hommage, et dresse un véritable portrait de la société libanaise à travers de petites anecdotes courtes, légères ou dramatiques, souvent drôles et toujours significatives.

Son dernier album, paru chez Casterman fin 2015, Le piano oriental, explore une fois de plus ses souvenirs d’enfance, et plus particulièrement la figure de son grand-père, musicien qui a consacré sa vie à la création d’un piano capable de jouer la musique orientale, le fameux quart de ton oriental. C’est également l’occasion pour elle, résidant en France depuis de nombreuses années, de comparer les deux langues et les deux cultures. Cet ouvrage a obtenu le Prix Phénix de littérature 2015 et a été sélectionné pour le Prix Artémisia ainsi qu’au dernier Festival d’Angoulême.

Elle a également illustré plusieurs romans ainsi qu’un livre de recettes, Istanboul, les recettes culte.
Du côté de la jeunesse, le remarquable livre objet, 38 rue Youssef Semaani, présente les habitants d’un immeuble en quelques phrases très courtes, sous leur aspect le plus frappant, et autant de volets découpés reconstituant les étages de l’immeuble. Ici encore, humour et tendresse se mêlent pour évoquer les figures de son enfance.